Brasilyane

Par la route

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Généralités

  • Depuis juillet 2008: La "loi sèche" (lei seca) interdit toute consommation d'alcool avant de conduire (le taux doit être inférieur à 0,3% lors du contrôle). La vente de boissons alcoolisées étant également interdite au bord des routes nationales (BR).
  • Danger: les routes sont dangereuses et piégeuses (trous, effondrements, ponts branlants...), aucune n'est réellement sûre. (voir exemple à Belém sur la photo de droite). La signalisation est souvent déficiente, et très irrégulière.
  • Vitesse: Ne jamais se laisser aller à accélérer, même si les routes sont souvent droites, larges et le trafic fluide: les défauts peuvent surgir d'un seul coup, sans être signalés; ne pas dépasser le 80km/h (vitesse limite légale au Brésil)
  • Horaires: Seuls les professionnels roulent de nuit; si vous conduisez, roulez seulement de jour.
  • Véhicules: ne vous lancez pas dans de grands trajets sur les nationales ("BR") avec un petit véhicule. La clim (à cause de la visibilité sous la pluie) et un véhicule de taille respectable et haut (type 4x4, pour voir les trous et être respecté par les camions) sont indispensables si vous sortez des villes. Une loi de 2016 oblige à rouler feux de croisement allumés sur les BR (nationales)
  • En Amazonie, la clim n'est pas un luxe, c'est le seul moyen de conserver une bonne visibilité sous la pluie.
  • Le carburant est de qualité très variable, parfois très mauvaise. Un véhicule diesel d'ancienne génération est l'idéal. Pour les diesel récents, choisissez des stations renommées. Un nouveau carburant diesel, plus proche de celui utilisé en Europe, devrait mieux correspondre aux moteurs européens récents: le s 10 et, à défaut, s50. Pour les véhicules à essence, préférer la "gasolina aditivada", plus chère, et les stations à l'enseigne connue (Shell, BR, Ypiranga, Texaco). Attention: vous risquez de graves ennuis mécaniques. L'essence brésilienne contient un pourcentage d'éthanol beaucoup plus élevé qu'en Europe.
  • N'attendez pas le dernier moment pour faire le plein ("completar"): les distances sont parfois très longues entre deux postes de ravitaillement, et, par ailleurs, il vaut mieux diluer le fond du réservoir s'il y reste un dépôt.
  • Les attaques: des bus ou des véhicules peuvent être l'objet d'assauts sur les routes, notamment sur les tronçons défoncés où les véhicules sont lents et donc vulnérables. Pas de paranoïa, mais il faut garder à l'esprit ce risque, surtout la nuit. Le risque a diminué avec l'amélioration de la route entre Oiapoque et Macapa..
  • Trafic: Les nationales sont encombrées de camions et les villes de bus: ils ne vous feront aucun cadeau, c'est le plus gros qui passe! N'hésitez pas à faire savoir que vous êtes là en klaxonnant, les rétroviseurs sont rarement utilisés sur les gros véhicules...
  • 2011: Le boom économique du Brésil depuis quelques années se traduit malheureusement par de trop timides progrès des infrastructures et... une ruée dans les concessions automobiles, notamment dans le Nordeste. Résultat: la circulation devient un enfer dans des villes comme Belém, São Luis ou Fortaleza, même Macapa commence à connaître des difficultés.
  • Permis de conduire international désormais indispensable, en plus du permis original.
  • Attention: quand on veut tourner à gauche, le code brésilien et l'usage local veulent que l'on se range à droite, qu'on laisse passer les véhicules lancés sur la route, avant de tourner quand la voie est libre. Ne surtout pas s'arrêter au milieu de la chaussée, les automobilistes qui viennent derrière n'auront pas le réflexe de s'arrêter!
  • Ce système protège les motards des fils coupants des cerfs-volantsMotos: Si vous aimez, ça vaut sans doute le coup, mais c'est assez dangereux, surtout sur les BR, au trafic très dense (Grosse circulation de camions et de pick-up en folie), et en ville. Globalement vous n'êtes jamais respectés. Attention: en ville, notamment dans les périphéries, se méfier des cerfs-volants: les cordes sont enduite d'un mélange de colle et de verre pilé destiné à couper la ficelle des autres cerfs-volants. De nombreux accidents, entraînant parfois la mort, sont provoqués par ces ficelles, appelées cerol, capables de trancher la gorge d'un motard arrivant relativement vite (par exemple, un cas le 8 janvier 2011 dans la banlieue de Belo Horizonte). Un accessoire existe pour s'en protéger: une "antenne coupe-cerf-volant", à fixer sur le guidon (voir illustration). Se trouve sous le nom de "antena corta-pipa" chez les accessoiristes moto.