Brasilyane

Par la route

trou_belem

Généralités

  • Depuis juillet 2008: La "loi sèche" (lei seca) interdit toute consommation d'alcool avant de conduire (le taux doit être inférieur à 0,3% lors du contrôle). La vente de boissons alcoolisées étant également interdite au bord des routes nationales (BR).
  • Danger: les routes sont dangereuses et piégeuses (trous, effondrements, ponts branlants...), aucune n'est réellement sûre. (voir exemple à Belém sur la photo de droite). La signalisation est souvent déficiente, et très irrégulière.
  • Vitesse: Ne jamais se laisser aller à accélérer, même si les routes sont souvent droites, larges et le trafic fluide: les défauts peuvent surgir d'un seul coup, sans être signalés; ne pas dépasser le 80km/h (vitesse limite légale au Brésil)
  • Horaires: Seuls les professionnels roulent de nuit; si vous conduisez, roulez seulement de jour.
  • Véhicules: ne vous lancez pas dans de grands trajets sur les nationales ("BR") avec un petit véhicule. La clim (à cause de la visibilité sous la pluie) et un véhicule de taille respectable et haut (type 4x4, pour voir les trous et être respecté par les camions) sont indispensables si vous sortez des villes. Une loi de 2016 oblige à rouler feux de croisement allumés sur les BR (nationales)
  • En Amazonie, la clim n'est pas un luxe, c'est le seul moyen de conserver une bonne visibilité sous la pluie.
  • Le carburant est de qualité très variable, parfois très mauvaise. Un véhicule diesel d'ancienne génération est l'idéal. Pour les diesel récents, choisissez des stations renommées. Un nouveau carburant diesel, plus proche de celui utilisé en Europe, devrait mieux correspondre aux moteurs européens récents: le s 10 et, à défaut, s50. Pour les véhicules à essence, préférer la "gasolina aditivada", plus chère, et les stations à l'enseigne connue (Shell, BR, Ypiranga, Texaco). Attention: vous risquez de graves ennuis mécaniques. L'essence brésilienne contient un pourcentage d'éthanol beaucoup plus élevé qu'en Europe.
  • N'attendez pas le dernier moment pour faire le plein ("completar"): les distances sont parfois très longues entre deux postes de ravitaillement, et, par ailleurs, il vaut mieux diluer le fond du réservoir s'il y reste un dépôt.
  • Les attaques: des bus ou des véhicules peuvent être l'objet d'assauts sur les routes, notamment sur les tronçons défoncés où les véhicules sont lents et donc vulnérables. Pas de paranoïa, mais il faut garder à l'esprit ce risque, surtout la nuit. Le risque a diminué avec l'amélioration de la route entre Oiapoque et Macapa..
  • Trafic: Les nationales sont encombrées de camions et les villes de bus: ils ne vous feront aucun cadeau, c'est le plus gros qui passe! N'hésitez pas à faire savoir que vous êtes là en klaxonnant, les rétroviseurs sont rarement utilisés sur les gros véhicules...
  • 2011: Le boom économique du Brésil depuis quelques années se traduit malheureusement par de trop timides progrès des infrastructures et... une ruée dans les concessions automobiles, notamment dans le Nordeste. Résultat: la circulation devient un enfer dans des villes comme Belém, São Luis ou Fortaleza, même Macapa commence à connaître des difficultés.
  • Permis de conduire international désormais indispensable, en plus du permis original.
  • Attention: quand on veut tourner à gauche, le code brésilien et l'usage local veulent que l'on se range à droite, qu'on laisse passer les véhicules lancés sur la route, avant de tourner quand la voie est libre. Ne surtout pas s'arrêter au milieu de la chaussée, les automobilistes qui viennent derrière n'auront pas le réflexe de s'arrêter!
  • Ce système protège les motards des fils coupants des cerfs-volantsMotos: Si vous aimez, ça vaut sans doute le coup, mais c'est assez dangereux, surtout sur les BR, au trafic très dense (Grosse circulation de camions et de pick-up en folie), et en ville. Globalement vous n'êtes jamais respectés. Attention: en ville, notamment dans les périphéries, se méfier des cerfs-volants: les cordes sont enduite d'un mélange de colle et de verre pilé destiné à couper la ficelle des autres cerfs-volants. De nombreux accidents, entraînant parfois la mort, sont provoqués par ces ficelles, appelées cerol, capables de trancher la gorge d'un motard arrivant relativement vite (par exemple, un cas le 8 janvier 2011 dans la banlieue de Belo Horizonte). Un accessoire existe pour s'en protéger: une "antenne coupe-cerf-volant", à fixer sur le guidon (voir illustration). Se trouve sous le nom de "antena corta-pipa" chez les accessoiristes moto.

BR-156 - route Oiapoque-Macapa

cachoeira

BR156-OIapoque-Macapa, le 7 juillet 2007600km à parcourir, dont seulement 100 sont encore en terre, cela devient plus abordable qu'il y a quelques années. La durée d'un trajet en bus s'établit autour de 12h (arrêts compris), moins avec son propre véhicule. Si les travaux entrepris ces dernières années ont considérablement amélioré la route, beaucoup plus carrossable qu'avant, il n'en reste pas moins que les kilomètres qui restent à revêtir sont les plus problématiques au coeur de la saison des pluies, soit mai-juin (rien n'a changé sur ce tronçon depuis la photo à droite, prise en fin de saison des pluies). Ce sont parfois les ponts de bois (2010) qui posent régulièrement des problèmes. Les travaux ont repris en août 2011, depuis Calçoene vers Oiapoque et se poursuivent toujours en août 2012. Les autorités ambitionnaient une conclusion de la route pour fin 2014 et repoussent depuis sans arrêt ce délai. En avril 2017, rien de notable n'a été fait.

Depuis décembre 2012, l'installation d'un poste de la Police Routière Fédérale à quelques kilomètres d'Oiapoque vise à contrôler l'état des véhicules, les transports de marchandises et de passagers. Tous les 4x4 sont désormais dans le collimateur et sont inspectés.

Rappelons ici que le tronçon Cayenne-Saint-Georges de l'Oyapock doit être parcouru avec précaution (voir la page Oiapoque)

Petit Roadmap

  • départ Oiapoque, route asphaltée sur 55km. Attention, constaté fin juillet 2014: d'énormes trous sont apparus dans le revêtement, susceptibles d'endommager gravement le véhicule, voire de provoquer un accident grave. Pas de signalisation: ne pas rouler de nuit, respecter la limite de vitesse (80km/h)
  • km 55 à environ km 185: route en terre; prudence de mise car de nombreux ravins sur les côtés. Difficile par temps de pluie. Nombreux ponts de bois pas toujours en bon état. Gros travaux en cours jusqu'à Caciporé depuis le troisième trimestre 2011: prudence !
  • km 100 environ: village de Caciporé, restauration possible
  • km 150: travaux de construction de la route en cours jusqu'à Calçoene.
  • km 200: Calçoene, ville d'environ 15.000 habitants. Restauration et hébergement possibles. Le garagiste placé sur la gauche de l'avenue principale en entrant dans la ville est habitué à gérer toutes les urgences mécaniques.
  • km 220 jusqu'à Macapa: Bonne route goudronnée. Se méfier des virages traîtres. Respecter la limitation à 80. Quelques gros trous possibles sur les 160 derniers km (le goudron a été refait mais les immenses camions grumiers qui parcourent régulièrement ce tronçon l'abîment vite). Attention aux animaux divaguant sur la route, particulièrement le soir et la nuit (un accident de véhicule guyanais en 2011).
  • km 400(environ): Ville de Tartarugalzinho: Restauration et hébergement possibles (notamment autour de la Rodoviaria).

Condition de la route

br156-8-12-2009Dernière heure: Voir le tableau de bord en page d'accueil, le twitter de Brasilyane ou le forum du site où les brasilonautes laissent volontiers des informations

Préferez le bus aux moyens alternatifs. : Les 4X4 sont plus plus chers, les chauffeurs sont imprudents, l'état mécanique des véhicules est sans garantie, ils prennent à peine moins de temps.
Problèmes récurrents (dès que les pluies reprennent de façon durable en mai et juin):  grosses difficultés -boue- aux km 62, 80, 90 et 120 en partant d'Oiapoque; parfois, attaques de véhicules dans la partie difficile (rouler en convoi). En 2010, les pont en bois de la partie non revêtue ont beaucoup souffert, bloquant plusieurs fois le trafic pour 24h au moins, et causant quelques sérieuses frayeurs. Depuis la conclusion des travaux du pont sur l'Oyapock (qui nécessitait un intense trafic de véhicules très lourds), beaucoup moins de difficultés.
Source: Journaux de l'Amapá, passagers récemment arrivés, brasilonautes (merci).

Soyez très prudents, notamment si vous y allez avec votre propre véhicule, évitez les voyages de nuit (au moins sur la partie en terre, sur la route goudronnée, se méfier des animaux divagants). Pensez que vous pouvez faire escale à Calçoene (un hôtel correct et des bouis-bouis suffisants pour une nuit).
Voir aussi le forum.

  • crique_sur_la_routeRoute dangereuse, surtout en saison des pluies (mais les travaux l'ont nettement améliorée). Sans gros problème en saison sèche.
  • Attention à la circulation à contresens, surtout en haut de côte.
  • Attention au passage des ponts en bois: Ralentir et observer leur état. Un 4x4 guyanais a fait les frais d'un écroulement de pont fin 2005 (voiture cassée, seulement). Ils sont progressivement remplacés, mais il en reste encore beaucoup. Plus récemment, début 2010, les roues d'un camion sont passées au travers et il est resté bloqué une nuit sur le pont. D'autres incidents sérieux en novembre 2010 et janvier 2011.
  • On s'arrête manger sur la route: correct à Tartarugalzinho, pas terrible au carrefour de Calçoene-Lourenço.
  • Pour ceux qui sont partis trop tard et doivent s'arrêter dormir, c'est possible à Calçoene et à Tartarugalzinho (près de la Rodoviaria).
  • Le consul honoraire de France à Macapá a rappelé le problème de l'impossibilité d'assurer les véhicules. Il faut être très prudent. En cas de tôle froissée: s'arranger pour payer les dégâts (pas trop cher en général). Gros problème en perspective en cas d'accident corporel (pensez à l'assurance responsabilité civile qui accompagne certaines Cartes Bleues haut de gamme, mais pas forcément évident). Si le véhicule est détruit, pas de recours possible.

En bus

  • La gare routière d'OiapoqueQualité: Désormais, tous les bus sont corrects car ils ont été renouvelés récemment (sauf exception en cas d'affluence trop importante). Il faut tout de même signaler que la route dégradée en saison des pluies les fait vieillir très vite.Tous sont climatisés. La clim permet d'éviter de manger de la poussière sur la partie non revêtue. Le voyage dure environ 11h, y compris les arrêts buffet, sauf impondérables. S'ils sont pleins, réservez pour le lendemain. Deux compagnies font la ligne: Amazontur,  et Santanense. Garra a cessé d'opérer en juillet 2012 (merci à Thierry et Alban973 (via le forum).
  • Amazontur proposait les bus les plus confortables (ou moins inconfortables) et climatisés, mais attention: il y fait un froid terrible la nuit, prévoir des vêtements à manche longue et un drap pour se protéger. Un second bus, neuf, a été mis en service en juillet 2012.
  • Santanense a investi dans un nouveau bus en 2012 et offre donc de bonnes conditions de voyage, sauf quand l'affluence les amène à mettre en place des bus très limites (sièges cassés début 2014). La gestion de la compagnie reste très archaïque et provoque de nombreux problèmes de réservations, parfois inacceptables.
  • Tarifs: Ils sont en augmentation depuis deux ans: environ de 71 reis en 2012, ils sont passés fin 2013 à 92 R$ l'aller simple. Ils dépassent désormais les 100R$, en 2017.
  • Achat des billets: Nouveau en 2013: On peut désormais réserver et acheter son billet dans des agences brésiliennes de transfert de fonds à Cayenne et Kourou, avec une petite commission en sus (documents de voyage nécessaires). ATTENTION: il semble que la compagnie Santanense ne tienne pas forcément compte de ces réservations, bien qu'elles aient été payées !
  • A Oiapoque, le billet s'achète dans une des agences en face du débarcadère (et pas dans la Rodoviaria, sauf à l'heure du départ s'il reste de la place !). A Macapá, on le prend à la gare routière (attention, paiement en liquide obligatoire; le distributeur du Bradesco dans le hall accepte les CB européennes, mais la commission est un peu élevée). Ecartez les pique-assiette qui prétendent vous aider à acheter votre billet contre une "commission": ce n'est vraiment pas compliqué !
  • Horaires: Les compagnie Amazontur et Santanense partent le soir, vers 18h, et proposent un confort correct. En remplacement de Garra, Amazontur propose désormais un départ à 12h d'Oiapoque. Attention: ces horaires sont susceptibles de changer à tous moments (saison, sécurité...) et ne sont pas médiatisés autrement que par le bouche à oreille.
  • Au retour de Macapa, il n'existe que des bus de nuit: Santanense part à 18h, Amazontur à 17h, 19h et 19h10. Arrivée à Oiapoque vers 6h du matin. Problème, maintenant que la route est meilleure et qu'on arrive plus vite: on se retrouve à débarquer vers 3 ou 4h du matin dans la Rodoviaria d'Oiapoque ! Pas grand chose à faire, sinon payer un hôtel pour les quelques heures qui restent, ou attendre l'ouverture de la PF sur un banc de la gare routière... Il faudra sans doute que les compagnie fassent évoluer les horaires de bus. Il semble en fait qu'ils traînent volontairement pour arriver aux heures ouvrables.
  • On peut consulter le site de la compagnie Amazontur, mais les infos ne sont pas forcément à jour (les numéros de téléphones des agences sont disponibles). Voir aussi les infos des brasilonautes sur le forum.
  • Horaires des bus Amazontur (susceptibles de changements au gré de la compagnie et selon les aléas).
    • Départ Macapá vers Oiapoque: 17h, 19h,19h15 Départs Oiapoque vers Macapá: 12h, 18h; 18h15
  • Gares: la rodoviaria de Macapá est correctement organisée (mais débordée en cas d'affluence), on y vérifiera vaguement vos papiers. Vous y verrez un cousin du totem de Kourou (même auteur). A Oiapoque, la gare routière est à la sortie de la ville: obligation de prendre un taxi pour 15 R$.
  • Durée: en diminution au fur et à mesure de l'avancée des travaux; compter autour de  11 heures, arrêts buffet compris. Attention, les problèmes techniques sont courants (notamment les crevaisons) et , même si c'est de moins en moins le cas avec l'avancée des travaux, la météo peut influer considérablement sur la durée du voyage à partir de janvier et jusqu'en mai, juin voire parfois juillet.
  • Réservations: Attention, en haute saison (grandes vacances et vacances de noël), les bus sont souvent pleins. Il faut parfois attendre trois jours pour avoir une place. Impossible de réserver à cette période, il faut se déplacer ou envoyer quelqu'un pour acheter le billet; en 2013, possibilité d'acheter en agence de transfert de fonds à Cayenne et Kourou (se munir de ses papiers d'identité; peu fiable avec Santanense). A Kourou, l'agence se situe dans les 205, un peu en retrait du Front de Mer.
  • Arrêts buffets: le bus s'arrête environ toutes les deux ou trois heures dans des resto-routes plus ou moins précaires. Acceptable à Caciporé, crado à Calçoene, correct dans la rodoviaria de Tartarugalzinho. Les dames éviteront, autant que possible, les sanitaires désastreux du carrefour de Calçoene.
  • Plus d'infos sur le forum.

En voiture-taxi

  • On préférera autant que possible le bus à ces transports "alternatifs" (comprendre clandestins) peu fiables et chers.
  • Depuis décembre 2012, l'installation d'un poste de la Police Routière Fédérale à quelques kilomètres d'Oiapoque vise à contrôler l'état des véhicules, les transports de marchandises et de passagers. Tous les 4x4 sont désormais dans le collimateur et sont inspectés. Il semblerait (témoignage de juillet 2013) que seuls les véhicules munis d'une plaque d'immatriculation rouge aient le droit de faire du transport de passagers.
  • Types de véhicules: On vous proposera des voitures de tourisme (à n'envisager que si la route est parfaitement sèche) ou des pick-up. Attention, tous ne sont pas à transmission intégrale! Si la route est très boueuse, il faut absolument, pour votre sécurité et pour éviter les galères, prendre un véritable 4x4 (souvent un véhicule récent). Insister sur ce point. Ceci dit, la route s'est beaucoup améliorée; il faut vraiment qu'il pleuve beaucoup pour rester planté. Les vieux D20 à propulsion se font rares désormais. Des pick-up plus récents les remplacent.
  • Embarquement: Si vous êtes un groupe suffisant pour remplir un pick-up, ça va: vous partirez tout de suite. Sinon, patience: il faudra attendre le remplissage complet de la cabine double, voire de la benne, avant de partir. Les tractations sont interminables, les promenades dans Oiapoque, pénibles, les faux départs exaspérants.
  • route_depuis_voitureTarifs: C'est la loi de l'offre et de la demande; en période de vacances, les prix flambent (de 150 R$ jusqu'à 300 parfois). Le véhicule complet se réserve autour de 4 fois ce prix, plus ou moins négociables selon la période. Négociez, et si vous avez le temps, préférez le bus.
  • Durée: Les durées annoncées sont souvent très optimistes; le temps gagné sur les bus est souvent négligeable. On peut toutefois descendre à moins de 8 heures, si l'on ne s'arrête pas.
  • Confort: si on s'installe bien, on est beaucoup moins secoué dans un bus.
  • Sécurité: Attention à l'état du chauffeur; généralement non propriétaires de leur véhicule, ils font sans cesse l'aller et retour sans se reposer, se dopent pour tenir le coup et sont donc parfois dangereux, surveillez-les!

Avec l'ouverture officielle du pont, début 2017, la barge a cessé ses traversées. Cependant les horaires d'ouverture sont restrictifs et les conditions administratives d'entrée du véhicule restent les mêmes.

Avec un véhicule personnel

  • Passage du pont gratuit.
  • Horaires restrictifs, calqués sur ceux de la Receita Federal: pont fermé à partir du samedi midi jusqu'au lundi matin 8h, ainsi que les jours fériés brésiliens, le midi entre 12h et 14h et le soir après 18H. Bref, passer le véhicule pour un week-end demande d'avoir au moins son lundi matin libéré.
  •  Véhicule de tourisme: possible en saison sèche mais très éprouvant pour le véhicule. Il faut rouler très doucement pour ne pas tout casser, le voyage est donc très long. Les 100km de piste sont bien moins mauvais qu'avant mais nos véhicules faits pour l'Europe apprécient peu les secousses.
  • Tout-terrain: Avec un véritable tout-terrain (pour les SUV, voir la ligne précédente), on peut y aller sans trop vouloir aller vite, sinon, on abîme. Attention au nombreux ponts en bois (progressivement remplacés par du béton) si votre véhicule est très lourd: arriver doucement. (un 4x4 français est tombé en décembre 2005).
  • Formalités
    • Permis de conduire international désormais indispensable
    •  carte grise au nom du propriétaire; les véhicules de société peuvent être refusés côté brésilien (en avril 2017
    • le transport de marchandises et de passagers n'est pas encore autorisé. Seuls les véhicules de tourisme peuvent passer.
    • En avril 2017, rien ne se fait encore au niveau du pont, côté brésilien; il faut se rendre en centre-ville pour faire les démarches suivantes:
    • Faire tamponner son passeport à la Police Fédérale, de 8h à 20h (non-Brésiliens seulement).
    • Se rendre à la Receita Federal, le long du fleuve après le poste d'essence, qui enregistre le véhicule et vous remet un papier permettant de circuler au Brésil. Déclarez la valeur la plus basse possible pour votre véhicule (voir plus bas). Il faut prévoir près d'une heure à l'entrée, ça ne va pas très vite.
    • Attention: Vérifiez que la carte grise est au nom d'un des conducteurs du véhicule. Sinon, le titulaire de la carte grise devra être présent lors de l'admission du véhicule par la Receita Federal.
    • Attention!: Si vous comptez passer un vendredi pour passer le week-end à Macapá, les bureaux de la Receita Federal ferment à 17h30 et ne rouvrent que le lundi. Si vous arrivez trop tard (prévoyez de la marge!), vous devrez passer le week-end à Oiapoque avec votre voiture!
    • Attention encore: en 2010, mésaventure arrivée à un brasilonaute (merci pour l'info, voir ce topic du forum): un détenteur d'une carte de résident au Brésil ne peut pas faire entrer sa voiture.
    • Note: cet été (juillet et août 2008), le passeur Luis assure que l'on peut faire les démarches les samedis et dimanches matin, de 8h à 11h.
    • Voir aussi les questions de permis de conduire sur cette page.
  • Règlements
    • Le véhicule ne doit jamais circuler sans que vous soyez à bord; sinon il sera saisi et ne sera débloqué qu'après paiement d'une amende monstrueuse, tout à fait dissuasive. Un certain nombre de véhicules guyanais pourrissent à Oiapoque pour cette raison.
    • Si vous dépassez le temps imparti par votre tampon, une amende correspondant à 10% de la valeur déclarée du véhicule sera exigée.
  • Sécurité: Evitez au maximum de rouler la nuit. La route est très dangereuse, notamment jusqu'au carrefour de Calçoene, car ce n'est qu'une piste peu large, bien qu'en voie d'amélioration; la visibilité est souvent mauvaise et les véhicules peuvent venir à contre sens; soyez prêts à toute éventualité. Ne pas s'approcher des côtés, souvent à moitié écroulés et donnant sur des ravins impressionnants. Les ponts de bois restent précaires et leur entretien laisse parfois à désirer. Les travaux sur la route induisent des déviations (notamment lors de la construction des ponts) parfois mal signalées. Les portions goudronnées, larges, incitent à accélérer mais sont piégeuses: virages dangereux non signalés, animaux divaguant sur la route, conducteurs énervés, camions grumiers très longs.
  • Assurance: Pas d'assurance possible pour le véhicule, il n'existe pas encore de convention avec le Brésil. L'assurance est théoriquement obligatoire au Brésil (même si la plupart des véhicules ne sont pas assurés), mais les véhicules étrangers n'y sont pas soumis. Ceci dit, c'est un problème; il y a de plus en plus de véhicules guyanais sur les routes de l'Amapa et d'ailleurs, et des accidents se sont déjà produits. Les discussions sont encore en cours (depuis plus de dix ans!) pour établir une procédure malgré l'ouverture du pont. Si les Brésiliens ont la possibilité de s'assurer pour venir en Guyane (175€ pour 30 jours), toujours rien en juillet 2017 pour les Franco-Guyanais au Brésil.
  • En cas d'accident: s'il n'y a que de la tôle, payer les dégâts éventuels, ne pas trop compter sur un éventuel remboursement si on est victime. Les carrossiers ne prennent pas bien cher (négociez!); ça ne vaut pas le coup de se prendre la tête. Les accidents corporels sont à éviter absolument! Pensez peut-être aux assurances responsabilité civile fournies avec certaines cartes bleues haut de gamme (Gold, Premier, American Express...).

Passage d'un véhicule sur l'Amazone (Macapá-Belém)

  • Tarifs très indicatifs et probablement obsolètes en 2017. Les considérer plutôt comme des ordres de grandeur.
  • Compter deux ou trois jours pour le passage du véhicule. Rendez-vous sur les embarcadères du fleuve Matapi, sur la commune de Santana. Deux sociétés ont pignon sur rue: la Silnave (arrivée sur les docks de Belém, près du centre) et J(jota).Sabino.(arrivée à Icoaraci, après la plage de Cruzeiro, à 30mn du centre).
  • Tarifs
    • 1500 R$ aller-retour, 800 R$ aller simple (2007), avec assurance du véhicule si problème (Compagnie Silnave).
    • J.Sabino est plutôt moins cher. Payer l'aller et le retour d'avance permet d'obtenir une bonne ristourne (plus de 800R$ aller simple en 2007, 1200R$ AR en payant d'avance, chez J.Sabino.
    • Seul le liquide est accepté, mais ça a pu évoluer.
    • Il est aussi possible de négocier avec de petits propriétaires de barges moins importantes, ou même de simples bâteaux en chargeant le véhicule sur des planches, à vos risques et périls...
  • Départs du fleuve Matapi, à Santana, trois fois par semaine chez J.Sabino (Lundi, mercredi, vendredi). Si les traversées sont sujettes aux aléas, les horaires sont à peu près respectés.
  • Un excellent rapport d'un brasilonaute donne beaucoup de détails sur le forum à cette adresse.

BR 316 (Belém-São Luis-Fortaleza)

trous et boucheurs

Trous et "boucheurs"sur la BR 316 (jetez leur 1R$ en passant!)
São Luis 480km (par Santa Inês)Le 11/09/2006, des reporters de TVGlobo ont mis 9h pour faire 200km autour de Santa Inês (Des photos prises à l'été 2006 ci-dessus et dessous). Parfois, attaques de bus et de camions sur la BR 316, qui relie Belém, São Luis puis Fortaleza, surtout entre Bacabal et Santa Inês, entre Santa Inês et Araguanã. En mai 2009, les très fortes pluies ont considérablement dégradé la route, jusqu'à la couper complétement. La route a depuis été refaite, mais est toujours sujette aux aléas climatiques et budgétaires. De toutes façons, pour São Luis, préférer dans tous les cas l'itinéraire bis proposé plus bas: c'est plus joli, et on s'épargne plus de 200km de détour.

 

De Belém à São Luis

  • Paysage en bord de routePar la BR, 800 km d'une route goudronnée, large, mais souvent en très mauvais état. C'est un voyage long, pénible et éventuellement périlleux. Comptez au moins 15 heures. Voir ci-dessous pour s'éviter ça.
  • Vous découvrirez un (tout petit bout) de l'immensité du Pará; les paysages sont assez monotones; ils changent un peu à l'approche de São Luis: plus secs, parsemés de palmiers Babaçu.
  • ATTENTION : en saison des pluies, la route se dégrade fortement (encore plus!). le voyage peut donc encore être rallongé.
  • Prix du bus assez élevé: environ 100 reis l'aller simple par personne (l'avion est à peine plus cher).
  • Les photos ci-contre datent de juillet 2006.
  • De Belém jusqu'à la frontière du Pará (fleuve Gurupi): Route bonne, large et correctement entretenue. Attention aux quelques trous et aux violentes averses, près de Belém.
  • Dès l'entrée dans le Maranhão... des trous!De la frontière du Pará jusqu'à l'intersection de la BR 135: Route catastrophique. D'énormes cratères jamais réparés la jalonnent. Les bus y sont presque à l'arrêt, la caisse heurtant la route. Passage très dangereux la nuit: les véhicules sont tellement lents que cela facilite les attaques. Une cinquantaine de kilomètres sont abominables. Les 50 premiers km dans le Maranhão ont été nettement améliorés en 2007. La plupart des trous figurant sur les photos de 2006 ont été bouchés.
  • Sur la BR 135 jusqu'à São Luis: la route est correcte.
  • Il existe une alternative, permettant d'éviter le mauvais tronçon: Quitter la BR 316 au niveau de la ville de Governador Nunes Freire (sortie de la ville), dans le Maranhão, prendre la route n°106 direction Santa Helena, Pinheiro, puis Cojupe, où un bac vous passera pour pas cher (environ 50R$) jusqu'à São Luis. On évite ainsi quasiment tout le mauvais tronçon et on s'épargne près de 300 km (compter environ 9h entre Belém et le port de Cojupe). Pour contacter le bac: (98)3 231 0050, Internacional Marítima ltda. Téléchargez les cartes page suivante. Il vaut mieux réserver son passage, il y a beaucoup de monde. Ceci dit, il est très difficile de joindre le port de Cojupe (essayer une fois arrivés dans le Maranhão, dans une cabine). La dernière barge sort vers 19h.Si vous la loupez, ou qu'il n'y a plus de place, il faudra dormir dans le coin, plutôt désert.
  • La ville de Governador Nunes Freire; Pour São Luis, tournez à gauche à la sortieLa route est presque impeccable désormais: attention aux crevettes qui sèchent sur les bords de route, aux animaux de toute sorte et aux gamins qui discutent, assis sur la chaussée!
  • Véhicule de tourisme: 4x4 pas forcément nécessaire, mais une bonne et solide voiture est conseillée; évitez les Fiat Uno et les Chevrolet Celta!

Jusqu'à Fortaleza

Pour Fortaleza, pas de solution alternative satisfaisante, si on ne fait pas escale à São Luis. Il faut compter environ 24 heures (théoriques) depuis Belém; en approchant de la côte, la route devient montagneuse; les paysages plus variés et spectaculaires, mais les montées d'adrénaline aussi. Pour le reste, la route est considérée comme précaire par les cartographes brésiliens, pratiquement sur toute la traversée du Maranhão. Une autre route existe, qui traverse le delta du Parnaïba; elle semble également en piteux état. Bon courage...


Cartes routières

Le DNIT (département des transports du Brésil) propose en ligne des cartes routières et multimodales de l'ensemble des états du brésil, ainsi que du brésil entier. Dernière remise à jour en 2009. Faites un clic droit et téléchargez la carte qui vous intéresse: attention, les cartes étant très complètes, les fichiers pèsent parfois plusieurs dizaines de mega-octets !

  • Centre